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Péril sur le DDR au centre


APRÈS L’ANNONCE DE LA DISSOLUTION DE DAN NAN AMBASSAGOU

L’enregistrement des combattants du centre a commencé officiellement en janvier. Le désarmement des groupes du centre est une initiative des autorités maliennes « ouverte à tous ceux qui veulent déposer les armes ». Ouverte donc aux chasseurs dozos, représenté dans ce programme par le groupe Dan Nan Ambassagou. Ouverte aussi aux groupes jihadistes du centre.

« Nous avons enregistré 1 100 combattants avec des fusils de chasse et quelques armes de guerre côté dozos, 400 côté anciens jihadistes », résume Zahabi Ould Sidi Mohamed, le président de la commission de désarmement. Il ajoute que le cantonnement devrait commencer la semaine prochaine.

Mais depuis le massacre de samedi, la question de la motivation à déposer les armes se pose. Après la dissolution du groupe dogon Dan Nan Ambassagou, « le gouvernement veut nous faire porter le chapeau de l’attaque sans avoir terminer les enquêtes », regrette Mamadou Goudienkilé, le président de la coordination. Il assure toutefois que son groupe est prêt à participer au désarmement.

Côté jihadiste, il faut préciser qu’au sein du village attaqué samedi se trouvait un camp de précantonnement de repentis, attendant le début du processus avec leurs armes. Plusieurs d’entre eux ont péri dans l’attaque.

L'Indicateur du Renouveau
Article publié ,le 27/03/2019 11h13min20s par GAO INFOS




FACE AUX MASSACRES PERPÉTRÉS AU MALI ET AU BURKINA FASO


LA RESPONSABILITÉ COLLECTIVE DE FAIRE RECULER LA BÊTISE

Un massacre d’hommes, de femmes, de jeunes, de vieux, d’enfants dans deux villages au centre du Mali, dans le cercle de Bankass. 160 morts et une cinquantaine de blessés. Toutes les victimes réputées de la communauté peule. Des tueurs venus à l’aube le matin habillés en tenue de chasseurs traditionnels. Destruction des villages par l’incendie des cases, des vivres, des animaux. C’est l’attaque la plus meurtrière depuis la grave détérioration de la sécurité dans cette partie du Mali. Mais des tragédies de ce type se comptent par dizaines depuis plus d’un an. Les Nations unies estiment à 500 morts le nombre de victimes des violences au centre du Mali en 2018.

Le bilan humain de violences dites intercommunautaires s’accroît aussi rapidement au Burkina Faso voisin depuis la fin de l’année dernière. Un pays qui n’avait jamais connu de violences de grande ampleur impliquant des populations civiles. L’année 2019 y a commencé par un massacre à Yirgou, dans la région du Centre Nord. Loin de la quarantaine de morts annoncée officiellement, ce sont 210 victimes identifiées par leurs noms qui ont été dénombrées par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), qui a fait un travail précieux d’assistance des familles des victimes. Selon ce collectif, dont la création après la tragédie de Yirgou est salutaire, « l’extermination de la communauté peule a été planifiée, ourdie et orchestrée… ».

Dans les deux cas, la justification implicite des attaques ciblées sur des Peuls est leur appartenance ou leur soutien à des groupes armés djihadistes opérant dans les deux pays

Série de violences unilatérales qui visent spécifiquement des populations appartenant à la communauté peule, au centre du Mali comme au nord du Burkina Faso. Dans les deux cas, la justification implicite des attaques ciblées sur des Peuls est leur appartenance ou leur soutien à des groupes armés djihadistes opérant dans les deux pays. Sans conteste, la brutale détérioration de la sécurité au Burkina Faso est directement liée à celle de la région centrale du Mali, passée en partie sous contrôle des djihadistes armés affiliés à Amadou Koufa.

Au Mali comme au Burkina Faso, il n’y a aucun doute sur le détonateur de violences qu’a été la mobilité de groupes armés djihadistes du nord vers le sud de l’espace sahélo-saharien et leur capacité à établir des connexions locales fiables, basées sur des réseaux anciens. En s’installant dans le centre du Mali, zone d’une très grande diversité ethnoculturelle où les communautés se spécialisent aussi dans des activités économiques qui les mettent en rude concurrence pour les terres et d’autres ressources naturelles, les groupes terroristes ont réussi un grand coup: faire imploser la cohabitation interethnique.

Qu’il y ait enfin des opportunistes sans scrupule dans toutes les communautés ethniques qui se saisissent de la situation de non droit et d’impunité généralisée pour poursuivre des desseins économiques et politiques inavouables est aussi une certitude

En l’absence de la moindre présence protectrice et bienveillante de forces de sécurité maliennes pour des communautés abandonnées largement à leur sort de longue date, on imagine à quel point la frontière peut être ténue entre l’adhésion de villageois isolés à des groupes djihadistes armés et une soumission de fait à la loi de tels groupes dictée par un impératif de survie dans un contexte d’extrême vulnérabilité. Les milices d’auto-défense communautaires, associées ou non aux confréries de chasseurs traditionnels, n’ont pu que prospérer.

Qu’il y ait des dizaines ou des centaines de jeunes hommes peuls présents depuis longtemps dans des groupes à tendance extrémiste et violente au Mali et que d’autres les aient rejoints plus récemment est une certitude. Qu’il y ait des centaines de milliers de Peuls vivant au centre du Mali ou au nord du Burkina Faso, même dans les zones aujourd’hui les plus concernées par l’insécurité, qui n’aient absolument rien à voir avec le djihadisme armé, et qui en soient les principales victimes, est aussi une certitude. Qu’il y ait enfin des opportunistes sans scrupule dans toutes les communautés ethniques qui se saisissent de la situation de non droit et d’impunité généralisée pour poursuivre des desseins économiques et politiques inavouables, notamment accaparer des terres et expulser des rivaux, est aussi une certitude.

Ce n’est pas demain que l’Etat malien ou celui du Burkina Faso aura transformé ses forces de défense et de sécurité en forces solidement formées, efficaces et bienveillantes

Ce sont des évidences qu’il est bon, voire vital, de rappeler aujourd’hui, alors que des massacres de civils peuls sont attribués au Mali à des milices d’auto-défense dogon, au Burkina, à des milices « Koglweogo » de la communauté mossi. Pour compléter un tableau extrêmement inquiétant, des exécutions sommaires de civils non armés, autant dire d’autres massacres, sont attribuées aussi à des forces armées régulières sous le couvert de la lutte contre les groupes terroristes.

De telles accusations ont régulièrement entaché l’image de l’armée malienne. Elles touchent aujourd’hui également les forces armées du Burkina Faso. Le Mouvement burkinabè pour les droits de l’homme et du peuple ainsi que l’organisation internationale Human Rights Watch ont publié récemment des rapports qui semblent confirmer l’exécution par les forces de sécurité burkinabé de plus d’une centaine de civils non armés accusés de soutenir ou d’héberger les islamistes armés. Des victimes quasi exclusivement de la communauté peule.

Pour compléter un tableau extrêmement inquiétant, des exécutions sommaires de civils non armés, autant dire d’autres massacres, sont attribuées aussi à des forces armées régulières sous le couvert de la lutte contre les groupes terroristes

Les causes structurelles et conjoncturelles de la flambée de violences au centre du Mali sont assez connues : conflits locaux autour du contrôle de ressources rares; absence ou incapacité avérée de l’Etat censé être le garant de la cohabitation pacifique entre les communautés ; prolifération des groupes armés irréguliers ; opportunisme criminel des groupes armés djihadistes; tolérance voire soutien actif de milices armées dites d’auto-défense des communautés par des autorités politiques au niveau local mais aussi national.

Il n’y a pas de solution à court terme à ces problèmes de fond. Ce n’est pas demain que l’Etat malien ou celui du Burkina Faso aura transformé ses forces de défense et de sécurité en forces solidement formées, efficaces et bienveillantes pour les populations civiles quelles que soient leurs affiliations ethniques. Ce n’est pas après-demain qu’on réussira à mettre un terme à la prolifération des armes de guerre dans ces zones. Ce n’est pas pour bientôt la neutralisation complète des groupes terroristes par les forces maliennes et burkinabè épaulées par les soldats et les avions français de l’opération Barkhane.

Il est temps de reconnaître que les préjugés négatifs basés sur l’appartenance ethnique, les complexes de supériorité ou d’infériorité des uns par rapport aux autres, existent bel et bien dans tous les pays de la région

Alors ce qui peut être fait dans l’immédiat relève de l’engagement politique, de la communication et de la mobilisation collective citoyenne. Il ne doit y avoir au Mali comme au Burkina Faso aucune ambiguïté dans la réaction politique et dans le discours des gouvernants : pas d’impunité pour les assassins, quels qu’ils soient, et tolérance zéro pour l’amalgame entre un groupe donné de criminels et les communautés ethniques auxquels ils appartiennent.

Rien ne doit susciter le doute sur l’engagement des autorités politiques de ces Etats, même au plus fort de leur faiblesse, à mettre un terme au glissement de l’insécurité liée à la présence de groupes terroristes à des violences intercommunautaires généralisées. Pour éviter toute recherche d’une responsabilité collective d’une communauté pour des crimes commis par quelques-uns, il faut investir de manière exceptionnelle et visible dans les enquêtes pour identifier et arrêter les assassins impliqués dans les derniers massacres. Au Mali comme au Burkina Faso.

Nous devons aujourd’hui clamer haut et fort, sans sourciller, sans douter, en y croyant vraiment, que nous sommes tous des Peuls

Enfin, au-delà des actes politiques à poser par les gouvernants, les sociétés civiles malienne, burkinabè et ouest-africaines de manière plus large, doivent aussi jouer un rôle essentiel de prévention par l’éducation et la sensibilisation. Il est temps de reconnaître que les préjugés négatifs basés sur l’appartenance ethnique, les complexes de supériorité ou d’infériorité des uns par rapport aux autres, existent bel et bien dans tous les pays de la région et qu’ils peuvent favoriser la banalisation des injustices qui touchent une communauté. Dès lors qu’on commence à trouver la moindre justification à un traitement différencié basé sur l’appartenance ethnique, on ouvre la porte à la banalisation de l’intolérance ethnique, puis, plus tard, à celle de la violence ethnique.

Nous devons aujourd’hui clamer haut et fort, sans sourciller, sans douter, en y croyant vraiment, que nous sommes tous des Peuls. Tous des Africaines et des Africains attachés à ce que chacune de nos vies soit considérée comme sacrée. Tous des humains égaux en droits et en dignité dont aucun ne peut expliquer rationnellement pourquoi il ou elle est né(e) au Mali au sein d’une famille peule, touareg, bambara, dogon ou au Burkina Faso au sein d’une famille mossi, bisa ou peul. Sans parler de l’ampleur des métissages et des brassages ethnoculturels dans tous les pays sahéliens et ouest-africains. Nous avons la responsabilité de nous battre, chacun à son échelle et avec ses moyens, pour faire reculer la bêtise partout où elle ronge notre humanité et détruit notre avenir.

Source : parismatch.com
Article publié ,le 27/03/2019 10h57min06s par GAO INFOS




Communiqué de la maison de la presse


La Maison de la presse du Mali constate avec beaucoup de regret des interprétations tendancieuses et prises de position sur les événements dramatiques au centre du Mali par des journalistes sur les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, Twitter, etc.)
La Maison de la presse a le devoir d’inviter tous les journalistes maliens, du privé comme du public, de considérer la situation ethnique au Mali comme une cause nationale qu’il convient de ne pas exacerber.
En cette circonstance, la Maison de la presse convie tous les journalistes à voir les conflits interethniques au centre du Mali comme une épreuve nationale, dont l’apaisement incombe à tous.
La Maison de la presse sait compter sur l’engagement patriotique de tous, en particulier des journalistes, pour la résolution pacifique des différends sur toute l’étendue du territoire. Elle saisit cette occasion pour présenter ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaiter prompte guérison aux blessés.
Ensemble pour la paix et la sécurité, gages du développement du Mali !
Bamako, le 26 mars 2019
Le président de la Maison de la presse
Dramane Aliou Koné
Figaro Mali
Article publié ,le 27/03/2019 10h14min14s par GAO INFOS




KOUFA, LE PRÉDICATEUR RADICAL QUI APPELAIT LES PEULS D’AFRIQUE DE L’OUEST AU JIHAD



Le chef jihadiste malien Amadou Koufa, “probablement” tué dans une opération de l’armée française, était un prédicateur enflammé et le relais de la principale alliance jihadiste du Sahel dans le centre du Mali, d’où il avait récemment appelé tous les Peuls d’Afrique de l’Ouest au jihad.

Idéologue et propagandiste plus que chef militaire, il était apparu il y a trois ans à la tête d’un groupe jihadiste dans le centre du Mali, où les violences intercommunautaires se sont depuis lors multipliées entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.

Selon Bamako et Paris, le prédicateur peul fait “probablement” partie des victimes de frappes aériennes lors d’une opération combinée des armées malienne et française contre sa base, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Amadou Diallo, de son vrai nom (Koufa est l’appellation de son village) est né dans les années 1950 ou 1960 dans la région de Niafounké (centre du Mali), au sein d’une famille peule pauvre et pieuse.

Le Mali confirme que le chef jihadiste Koufa a “probablement” été éliminé

Après avoir étudié auprès d’oulémas réputés, notamment en Mauritanie, il a prêché dans toute sa région d’origine.

“Dans les années 1990-2000, les enregistrements de ses prêches s’arrachent” parmi les jeunes Peuls, séduits à la fois par sa connaissance du Coran et le fait qu’il s’exprime dans leur langue, mais aussi par sa remise en cause de l’ordre social, selon un rapport publié cette semaine par la FIDH sur les violences dans le centre du Mali.

Une image de justicier

C’est à cette époque, via le mouvement de prédication et de réislamisation Tabligh, qu’il fait la connaissance de l’ex-rebelle touareg Iyad Ag Ghaly, futur chef du groupe jihadiste Ansar Dine.

Lorsque plusieurs groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Ansar Dine, s’emparent du nord du Mali en mars-avril 2012, Amadou Koufa quitte le centre du pays pour les rejoindre.

En janvier 2013, il est présent lors de la prise de Konna (centre), qui conduit la France à lancer une opération militaire internationale pour chasser les jihadistes du nord du Mali.

Au début de l’année 2015, son groupe, baptisé Front de libération du Macina, du nom d’un ancien empire peul, mais aussi connu comme la “katiba (brigade) Macina d’Ansar Dine”, apparaît dans le centre du Mali.

Une dizaine de Peuls tués en trois jours dans le centre du Mali

Depuis, il diffuse des prêches enflammés qui rencontrent un écho parmi les populations peules, notamment pastorales, frappées par un sentiment d’injustice, un discours grâce auquel “Koufa élargit son audience bien au-delà des adeptes d’un islam rigoriste”, selon le rapport de la FIDH.

“En prenant la défense des +pauvres+ et en tenant un discours +égalitariste+, Koufa s’est façonné une image de justicier, en opposition à l’État souvent perçu comme prédateur, mais aussi de libérateur des +cadets sociaux+ face à la mainmise des familles nobles” au sein de la société peule, souligne l’organisation.

Légitimité

Selon la FIDH, “s’il n’avait jamais déclaré parler au nom des Peuls au cours de ses nombreuses interventions passées, il semble qu’il ait récemment infléchi son discours” face aux violences subies par cette communauté, notamment de la part de chasseurs bambaras ou dogons.

Dans sa dernière vidéo, diffusée au début du mois, il appelait à faire le jihad ses “frères peuls” de tous les Peuls d’Afrique de l’Ouest, du Sénégal au Cameroun et au Nigeria.

Il y apparaît entre Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, formée en 2017, et l’adjoint de celui-ci, l’Algérien Yahya Abou El Hamame, chef de “l’émirat du Sahara” d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

L’armée malienne tue quatre membres d’un groupe armé au Mali

Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les jihadistes, par les autorités ou l’armée, ce que dément le gouvernement.

“Koufa est en quelque sorte le porte-parole du GSIM dans le centre du Mali”, a affirmé samedi à l’AFP Aurelien Tobie, chercheur à l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).

“Il n’est pas un important chef militaire mais le GSIM a un message global et un message pour le Mali. S’il s’adresse au Mali, Koufa, originaire du centre du pays, pouvait avoir cette légitimité. C’était l’ancrage du GSIM dans la région”, a ajouté le chercheur.
Article publié ,le 25/03/2019 11h32min35s par GAO INFOS




MALI


DISSOLUTION DE LA MILICE D’AUTO-DEFENSE DOGON PAR LE GOUVERNEMENT APRÈS LE MASSACRE D’OGOSSAGOU

Le gouvernement malien a prononcé dimanche la dissolution de la milice d’auto-défense dogon, dénommée Dan Na Ambassagou, au lendemain du massacre de 135 civils peuls au centre du Mali.

“Depuis un certain temps, l’Association Dan Na Ambassagou s’est écartée de ses objectifs initiaux, en dépit des mises en garde répétées des autorités administratives locales”, indique un communiqué publié dimanche à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire.

“Nous avons procédé à la dissolution de l’association Dan Na Ambassagou pour indiquer clairement aux uns et aux autres que la protection des populations reste et restera le monopole de l’Etat”, a commenté le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga sur son compte Twitter.

Il y a quelques jours, cette milice d’auto-défense des Dogons a publié un communiqué pour annoncer la reprise de ses patrouilles pour sécuriser les populations après le carnage à Dioura (Ténenkoun), au centre du Malin, qui a fait 30 morts dans les rangs des forces armées.

La milice a publié samedi un autre communiqué niant toute responsabilité dans le massacre des civils (peuls) à Ougossago (Bankass, région de Mopti).

Xinhua
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Article publié ,le 25/03/2019 11h00min03s par GAO INFOS




Attaque terroriste de Dioura


Les 4 vérités d’IBK à la hiérarchie militaire !

Le jeudi 21, dans la cour du Génie Militaire, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé la cérémonie solennelle de présentation au drapeau national de la 1ère cohorte (2018) du Service National des Jeunes (SNJ). L’occasion a été mise à profit par le chef suprême des armées, pour revenir sur l’attaque terroriste perpétrée contre l’armée malienne à Dioura, une localité située dans le cercle de Tenenkou, région de Mopti. « C’est nous qui devons apporter dorénavant la peur ailleurs, pas qu’on nous l’apporte à nous » a-t-il précisé.

Dimanche 17 mars, la position de l’armée malienne a été attaquée par des djihadistes à Dioura, une localité située dans le cercle de Tenenkou, région de Mopti. Le bilan provisoire, obtenu à travers des sources non officielles fait état de plus de 20 soldats tués. Cela avec un important dégât matériel.

Suite à cette nouvelle, la nation malienne tombe dans l’indignation la plus totale.

Au chapitre des actions officielles, plusieurs personnalités de la hiérarchie militaire, dont le ministre en charge de la Défense et des Anciens Combattants, se sont rendues sur le terrain, pour non seulement constater les faits mais aussi galvaniser la troupe.

Resté jusque-là, silencieux sur le sujet, le chef suprême des armées a décidé de se prononcer sur cette attaque le jeudi 21 mars à l’occasion d’une cérémonie, qu’il a présidé. Ces propos, n’étaient pas de nature à jeter des fleurs sur la hiérarchie militaire. D’ailleurs, le président IBK, de par ses gestes et propos, laissait voir de la colère. Il semblait être très fâché. « Que non, que ne soit plus le cas, que ne soit plus le cas, que nous ne soyons plus surpris nulle part » a déclaré IBK.

Déjà, les chefs militaires n’étaient plus à l’aise. « Messieurs les Chefs militaires, je vous y engage instamment, en le nom de la patrie, nous sommes en guerre, aucune négligence, ne saurait plus être tolérée » a affirmé le président IBK.

Pour mettre cette déclaration dans un contexte d’instruction personnelle, il poursuit : « En tout cas, je ne la tolérerais pas, pour la vie de nos enfants, pour celle de la patrie ».

Toujours dans son adresse aux chefs militaires, le président Keïta, dira que chacun doit savoir en quelque lieu où il se trouve que le Mali est sous les regards, qui ne sont pas des regards amicaux. Pour rendre cela plus digeste, il dira que, les moindres fautes, les moindres failles de notre armée sont exploitées pour leur faire un sort pas toujours le meilleur, autrement le plus funeste.

D’un ton franc et autoritaire, il déclara : « Que cela ne soit plus, c’est nous qui devons apporter dorénavant la peur ailleurs, pas qu’on nous l’apporte à nous ». Et d’ajouter : « J’espère que mon message est bien compris, ceci est un mot d’ordre aux forces armées. Qu’il soit compris dorénavant, très clairement ».

Par Moïse Keïta

Le Sursaut

Article publié ,le 25/03/2019 10h44min49s par GAO INFOS