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SALAIRE DES ENSEIGNANTS DÉBUTANTS DE LA CATÉGORIE A << 226.000 FCFA >>

LE MENSONGE GROTESQUE DU MINISTRE BOUBOU CISSE

Le mensonge, cette autre réalité au plus haut sommet du Mali. En panne d’argument pour défendre la position du gouvernement contre les syndicats de l’éducation, le Ministre de l’Economie et des Finances a donné une information erronée sur le salaire des enseignants débutants de la catégorie A.

Défendre bec et ongle l’indéfendable, voilà ce qu’a conduit le Ministre Boubou Cissé à commettre une grosse erreur hier face aux élus de la nation. En effet, il a annoncé que le salaire brut d’un enseignant débutant de la Catégorie A est à peu près 226 000F CFA. Suite à cette déclaration, les réactions des enseignants ont été nombreuses sur les réseaux sociaux. « Boubou Cissé a menti sur le montant du salaire des enseignants débutants. Mes amis de la presse qui me connaissent disent que le ministre Cissé est mon ami mais là, je ne le suis pas du tout. J’ai enseigné au secondaire de 2011 jusqu’il y a un an, Bac+5, catégorie A, Indice 440, mais jusqu’à ce jour, le salaire de mes collègues n’a toujours pas atteint 225.000F. Je suis prêt à publier mes bulletins de salaire pour le prouver », a écrit Amadou Salif Guindo sur sa page facebook. Un autre enseignant de la catégorie A , Abdoublaye Guindo crie au mensonge du Ministre de l’Economie et des Finances.

Selon Aboucar Dicko, un enseignant débutant de la même catégorie que nous avons contacté, les propos du ministre ne tiennent pas. Pour ce dernier, un débutant de la catégorie A n’a que 152 000 FCFA. « Même si vous ajoutez les primes de logement, de zones, on n’a pas 225 000 f », nous a-t-il confié. Ces enseignants sont prêts à prouver le mensonge du ministre tout en montrant leur bulletin de salaire.

Il est, en tout cas, décevant qu’un Ministre fasse de telles déclarations mensongères devant les élus de la nation.

Boureima Guindo

Source: Le Pays
Article publié ,le 08/04/2019 19h45min29s par GAO INFOS




URGENT- SEGOU - MALI

: au moins 50 personnes tuées après des chavirements de pirogue depuis septembre dernier

Au Mali, neuf personnes ont encore perdu la vie, dimanche matin près de Markala, dans le chavirement d'une pirogue de forains, selon le gouvernement. Il y a quelques mois, plus de 40 passagers avaient péri dans trois accidents différents.

Le drame est arrivé dimanche vers 8h dans la localité de Sarakala, à 5km de la ville de Markala (Ségou). Une pirogue de forains transportant près d'une vingtaine de passagers a chaviré alors qu'elle tentait de traverser le fleuve. Selon un bilan officiel, neuf personnes ont perdu la vie, en plus de dégâts matériels. Il y a eu six rescapés.

Dans un communiqué, le ministère malien des Transports précise q'une surcharge est à l'origine du naufrage. Les autorités rappellent aussi la nécessité d'observer les consignes de sécurité, citant "le respect de la charge utile de l'embarcation", ainsi que "l'établissement de la liste nominative des passagers", ou encore la prise en compte des conditions météorologiques et l'embarquement de gilets de sauvetage.

Au Mali, ce n'est pas la première fois que de telles tragédies surviennent sur le fleuve. En octobre 2018, le naufrage de deux pirogues dans la région de Tombouctou avait fait 26 morts. Un mois auparavant, vingt autres personnes avaient péri quand le camion qui les transportait était tombé dans une rivière dans le centre du pays. Le gouvernement avait déjà rappelé les mêmes consignes de sécurité.

Aboubacar Dicko
Article publié ,le 08/04/2019 19h43min46s par GAO INFOS




Rencontre IBK haut conseil islamique

IBK rencontrera le haut conseil ismamique cet après midi à partir de 19h dans un endroit que nous gardons discret. Dicko sera représenté par un des organisateurs de la marche. Quant au prochain rassemblement, son maintien ou son annulation dépendrait des heures à venir, nous a précisé un très proche de l’imam qui affirme que Dicko ne s’est pas encore prononcé là-dessus, surtout que ses décisions sont soumises à des personnes qui œuvrent avec lui.

Figaro du Mali
Article publié ,le 08/04/2019 19h41min21s par GAO INFOS




Axe Gao - Bourem


Ce matin 08 avril, un véhicule de forains qui fait la liaison Gao-Bourem chaque matin, à été attaqué par des hommes armés à bord d'un véhicule à Tondibi à 65km de Gao. Les malfrats ont interceptés le véhicule et l'ont fait quitté la voie principale pour l'amener dans le buisson avec les occupants. Les occupants ont été dépouillés de tous les biens matériels et argent ainsi que les 2 pneus secour du véhicule. Aucune violence physique n'a été rapportée.
Article publié ,le 08/04/2019 19h38min35s par GAO INFOS




Accord d’Alger

Les parties se concertent sur le volet Défense et Sécurité

Les travaux d’ouverture de la Concertation de Haut Niveau ‘’Défense et Sécurité’’ a eu lieu ce lundi 8 avril 2019 a l’Hôtel Kempinski El Farouk de Bamako. C’était en présence du représentant du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Ibrahim Fané, Secrétaire Général du MDAC, le CEMGA, le président de la CNDDR, les représentants des Groupes Armées Signataires (GAS) et les autres mouvements.
Cette concertation est consacrée à l’adoption et à la validation du Projet de décret fixant les modalités d’attribution des grades, au reclassement et aux fonctions de commandement aux ex-combattants des mouvements signataires, candidats à l’intégration dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les Forces Armées et de Sécurité. La validation de ce projet de décret doit aboutir à la transformation des FAMa en une Force Armée nationale moderne, efficace, inclusive sous contrôle démocratique, capable de sauvegarder l’intégrité du territoire national et assurer la protection de l’ensemble des populations maliennes.
Fama
Article publié ,le 08/04/2019 19h37min12s par GAO INFOS




IMAM BOUBACAR DIANKO


LES RAISONS DE MON SÉJOUR À GAO, AUPRÈS DE L’ÉMIR DU MUNAO

À la suite de l’élève Saër Kébé qui a été jugé pour actes de terrorisme et apologie du terrorisme, l’Imam Boubacar Dianko a fait face à la chambre criminelle ce mercredi 27 mars pour ses supposés liens avec l’émir du Mujao, Hamada Ould Mohamed Heirou. En réalité, il est poursuivi pour actes de terrorisme par association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’État en relation avec une entreprise terroriste. Devant le prétoire, l’accusé a nié les faits. “Je n’ai jamais fait partie d’une entité terroriste”, s’est lavé l’Imam Dianko.

Ses liens avec le jihadiste mauritanien ont occupé ses premiers échanges avec le juge. Il est ainsi interpellé sur les circonstances de sa première rencontre avec Hamada Ould Mohamed Heirou. Il renseignera à ce propos qu’il a eu à faire la connaissance de cet individu qui se révélera comme l’un des principaux chefs jihadistes du Nord Mali, en Mauritanie, “vers 2003”. “Je devais emmener des talibés dans une école coranique. Mais comme cette école ne disposait plus de place, on m’a orienté vers celle de Hamada où j’ai pu placer deux écoliers”, ajoute-t-il, non sans préciser qu’il n’a jamais été un élève du mauritanien. L’enquête soutient le contraire.
Suite à cet épisode, l’Imam Dianko rentre au Sénégal, mais aura la visite de Hamada Ould Mohamed Heirou, à Thiaroye où il résidait. En ce moment, l’islamiste mauritanien s’était évadé d’une prison mauritanienne après avoir été écroué suite à des incidents dans une mosquée. Il reprochait aux fidèles de ne pas pratiquer le “vrai islam”. Mais ça, Boubacar Dianko semble l’ignorer. Il soutient devant la barre que c’est son frère qui l’a alerté sur l’évasion d’un islamiste mauritanien. “J’en ai parlé à mon invité, mais il n’a rien répondu. Il s’est ensuite volatilisé à mon insu”, déclare Dianko qui subitement retrouve la mémoire pour révéler qu’en vérité, son hôte se rendait à Ziguinchor.
Le contact sera noué à nouveau après que l’Imam sénégalais ait déménagé de sa maison sise à Thiaroye. “Quelqu’un m’a remis son numéro. Je l’ai appelé et il m’a rappelé, mais c’était pour me demander de le rejoindre”, avoue l’Imam qui nie cependant avoir été informé du lieu où se trouvait le chef jihadiste.
À l’époque, Hamada Ould Mohamed Heiri était passé chef du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). En bisbille avec les leaders pour des questions liées au ledearship algérien, des membres d’Aqmi prennent leurs distances avec cette organisation et créent le Mujao. C’est ainsi que le mauritanien est intronisé Émir. Il prend activement part à l’attaque puis au contrôle du Nord-Mali en 2012. Le Mujao, Ansar Dine et Aqmi contrôlent Tombouctou, Kidal et Gao jusqu’à ce que l’armée française à la faveur de l’opération Serval les en déloge.
Mais l’Imam Dianko dit ne rien savoir des activités de Hamada qui lui a pourtant envoyé 200 000 FCFA pour payer le ticket du voyage. “Je ne savais même pas que je devais le rejoindre au Mali. Il m’a parlé du Burkina Faso”, se contente de dire l’accusé. Pourtant, il a tenté d’utiliser des stratégies pour brouiller les pistes sur sa destination. En effet, il a confié à ses proches qu’il se rendait en Mauritanie. “C’était dans le but de me préserver des mauvaises langues”, argue l’Imam Dianko qui affiche une sérénité déconcertante en dépit des accusations très graves portées contre lui.
C’est une fois au Burkina Faso que l’Imam Dianko dit avoir été mis dans un bus pour une destination inconnue. En réalité, il a atterri avec son neveu Ahmadou Bamba à Gao, dans le nord du Mali. Hamada Ould Mohamed Heirou qui était à la tête du Mujao et qui est déclaré mort suite à un raid en Libye où il s’était réfugié après la débâcle des jihadistes dans le nord-malien, devait le financer, a-t-il servi comme explication de ce déplacement. “Une fois sur place, j’ai réalisé que je parlais à un jihadiste”, semble regretter l’Imam. “J’étais très à l’étroit, mais comme je n’avais plus de quoi payer le ticket du retour, je devais me conformer à leur desiderata. C’est ce qui explique que j’ai accepté de jouer le jeu et de visiter des camps militaires”, sert l’Imam. Selon qui, la vidéo de jihadistes qui a été retrouvée sur son téléphone a été filmé par un certain Mouhamed Assane Maïga présenté comme un formateur militaire jihadiste.
Poursuivant, l’accusé a affirmé que son neveu qu’il a présenté à Hamada Ould Mouhamed Heirou pour prouver qu’il méritait les fonds a failli être tué par un bombardement de l’armée française. Appelé devant la barre à titre de renseignement, Ahmadou Bamba lui-même a avoué avoir échappé de peu à la mort. “La chambre que j’occupais a été réduite en cendres quelques secondes après mon départ”, tremble encore l’élève de Dianko.
Devant la chambre criminelle, il soutient avoir persuadé son oncle de rentrer après cet incident. “J’étais traumatisé après ce que j’ai vu. J’ai dit à mon oncle qu’on devait rentrer. C’est sur le chemin qu’il m’a montré la vidéo d’enfants qui jouaient avec des armes. Je lui ai fait savoir que tout ça n’était pas bien”, détaille le neveu de l’accusé. Or, ce dernier soutenait quelques minutes plus tôt que c’est lui-même qui a montré les images à son filleul tout en les fustigeant. Sur le chemin du retour, ils sont arrêtés par les services sénégalais après signalement de leurs homologues maliens.

Source: dakaractu
Article publié ,le 27/03/2019 23h31min15s par GAO INFOS