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TOMBOUCTOU

La MINUSMA veut réhabiliter la route Kabara-Tombouctou pour son intérêt personnel.

Sur fonds des Nations Unies, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) lance les travaux de réhabilitation de la route Tombouctou-Kabara.
Selon une source concordante ce lancement est prévu pour ce lundi 29 avril 2019 sans préciser l'heure. La même source nous rapporte qu'une réunion s'est tenue avec des autorités locales dans le même cadre.

La MINUSMA veut-elle.se moquer des populations de Tombouctou ?

Eh oui! Et avec le silence radio de certaines autorités locales de Tombouctou.
Pour rappel l'axe Tombouctou-Kabara fait une distance d'environ 7km. Mais ce projet de la MINUSMA ne concerne que 4km/7km de l'axe. Distance qui correspond exactement de la ville à l'aéroport de Tombouctou. C'est aussi dans cette zone aéroportuaire qu'est basé le quartier général QG de la MINUSMA depuis quelques mois. Ce tronçon est couramment emprunté par populations de Tombouctou ( piétons comme voyageurs ) pour regagner les localités proches de Tombouctou ou même le centre du pays, Mopti.
Tout porte à croire que la MINUSMA ne veut réhabiliter que la distance qui l'arrange sans penser aux souffrances que cette route inflige aux paisibles citoyens surtout en terme d'accidents de circulation routière et d'accessibilité.
Mohamed Ag Alher Dida
Sahel Vision image.
GAO INFOS
Article publié ,le 28/04/2019 13h38min27s par GAO INFOS




Tombouctou


La cohésion se renforce entre FAMa et jeunesse.

Les FAMa appuient les conseils régionaux de la jeunesse de Tombouctou et Taoudéni pour le renforcement de la cohésion sociale autour d’une table après les mouvements de Goundam.
La jeunesse de Tombouctou et Taoudéni ont tenu, le samedi 13 avril 2019, une rencontre avec le commandement militaire de la Zone de défense N°5 (Tombouctou) au camp Fort Cheick Sidi Bekaye pour dégager des stratégies pour que jamais ça dans la région. Il s’agissait de remercier la hiérarchie militaire pour sa contribution au renforcement de la cohésion sociale suite à l’émeute survenue dans la matinée du 12 avril 2019 à Goundam. Du coup ils vont faire une restitution des réactions recueillies sur place auprès des populations.
Le commandement militaire avait dépêché le conseil mixte de la jeunesse des deux régions pour sensibiliser la jeunesse de Goundam qui s’est soulevée contre la communauté blanche de la localité suite à l’enlèvement de 8 paysans par un groupe armé dans la matinée du 11 avril 2019. Acte qui a déclenché une émeute suivie de casse de boutique d’une peau blanche.
Fama
Article publié ,le 16/04/2019 00h27min17s par GAO INFOS




Le nouveau chef d’état-major de l’Armée de l’Air à la Base aérienne 102.


Le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, le général de Brigade Daouda Dembélé s’est rendu le jeudi 11 avril 2019 à Sévaré pour une prise de contact avec les aviateurs et s’imprégner de leurs conditions de travail dans les opérations. Le CEM-AA était accompagné de son chef de cabinet, le colonel Souleymane Dembélé, le sous-chef d’état-major opérations, le lieutenant-colonel Mamadou Sidibé, le chef de la division documentation, le commandant Soma Koné et la sous-chefferie Administration, Personnel et Finances, capitaine Zoumana Kané.
Du camp du détachement de la MINUSMA au gouvernorat de la région de Mopti, à l’ASECNA, aux locaux de la Base aérienne 102, aux différents postes de contrôle et check-points occupés par l’Armée de l’Air, le gal Dembélé a effectué une visite marathon à Sevaré pour un constat d’ensemble. Il a également échangé avec toutes les composantes de sa structure.
Fama
Article publié ,le 16/04/2019 00h25min38s par GAO INFOS




GAO


Opération Tiê-saba bouroukou

Pour une libre circulation dans la ville Gao et ses embranchements les troupes maliennes et françaises s’active. Une opération conjointe (Famas, Barkhane et Forces Burkinabés) pour déceler et neutraliser des groupes terroristes et leur base s’est déroulée du 7 mars au 12 avril 2019 sur la ‘’Route Numéro 16’’ (RN16) de la région de Gao.
L’opération intersectorielle visait à créer un climat de sécurité constante et solide pour permettre aux populations de circuler à loisir dans les axes logistiques de la 1ère Région Militaire. Il s’agit de Bambara Maoundé, Inabebel, Adiora, Tileya, Kobou, Yoro et Niaki. Ils sont deux (2) sections du GTIA 8 (Groupement Tactique Inter Armée 8), une (1) section du GTIA 1 plus une section commando en réserve (section Codo), deux (2) section de la Garde Nationale de Gao, une (1) section du secteur 3, (2) section du secteur 4, la Force Barkhane et celle du Burkina-Faso à prendre part à cette opération.
Fama
Article publié ,le 16/04/2019 00h23min55s par GAO INFOS




Minusma


Grosses divergences entre Paris et Washington

La situation dans notre pays a fait l’objet, le 29 mars dernier, à New York, d’une réunion ministérielle du Conseil de sécurité de l’ONU. Il s’agissait de faire un point d’étape sur les progrès accomplis sur le terrain et notamment dans la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger, signé le 15 mai 2015, à Bamako. Mais, ce rendez-vous a surtout permis de mesurer le fossé entre la France et les États-Unis sur l’avenir de la Minusma, la mission de onusienne au Mali dont le mandat doit être renouvelé au mois de juin prochain.

Pendant la réunion avec les membres du conseil de sécurité, le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maiga, a fait le point sur l’évolution de la situation sécuritaire du Mali et plus précisément celle au Centre. Il a également évoqué la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger.

Soumeylou Boubeye Maiga, a vanté les efforts, qu’il juge salutaire, de la part de l’Etat en ces termes: « Dix-neuf (19) décrets fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales ont été adoptés. La mise en œuvre de ces mesures susmentionnées a permis de porter le taux de transfert à plus de 21% des recettes budgétaires en 2019. Ainsi, le montant des ressources transférées a été doublé entre 2015 et 2019 avec une augmentation de plus de 190 millions de dollars». Il signale, là, l’application d’un des engagements importants de l’Etat, avant d’ajouter: « En additionnant les ressources et les crédits inscrits en faveur des administrations déconcentrées de l’Etat, dont le transfert aux collectivités territoriales est envisagé dans le cadre de l’Accord, le taux de transfert sera même supérieur au 30% prescrits».
Déni de réalité !

Concernant l’évolution sécuritaire, le Premier ministre a déclaré, contre toute attente: «Aujourd’hui, en large partie grâce à l’investissement gigantesque consenti par la Communauté Internationale, en premier lieu via la MINUSMA, au leadership du Président Ibrahim Boubacar Keita et à la détermination des Maliennes et des Maliens, le Mali a relevé la tête et est redevenu une nation debout : les djihadistes ont reflué, la situation sécuritaire est globalement apaisée, un accord de paix historique a été signé et le processus de consolidation de l’Etat se poursuit – la très bonne tenue de l’élection présidentielle à l’été 2018 en a été la démonstration manifeste.» Avec plus de 300 morts en 03 mois (de janvier au mois de mars 2019), la recrudescence, sans précédent, de toutes les formes de violence non pas seulement au Nord, considéré comme la racine du mal, mais dans le Centre du pays. Cette déclaration du PM a surpris beaucoup d’observateurs, au moment où tout le monde s’accorde sur la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays. Mais, Soumeylou, dans les colonnes de « New-York Times », fait un aveu de taille: « Le Mali n’a plus le contrôle du Centre du pays vu la progression des djihadistes du Nord au Sud du pays…».Cet aveu est intervenu au lendemain de son discours devant le conseil de sécurité. C’est-à-dire qu’à New-York, le Premier ministre s’est enfermé dans ses propres contradictions. Malgré cette fuite en avant pour adouber ses interlocuteurs, il a finalement fini par avouer : « […] Nous devons être lucides et réalistes: si des progrès ont été réalisés, au regard de la situation de 2013, la situation de mon pays reste particulièrement préoccupante: la menace djihadiste perdure malgré les succès militaires, notamment dans le Centre où les antagonismes ancestraux sont instrumentalisés et engendrent la plus grande souffrance de la population comme les tragiques évènements du 23 Mars nous l’ont cruellement rappelé. La mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la réconciliation, malgré nos efforts inlassables et les progrès enregistrés, reste lente et fragile. Trop fragile pour que nous relâchions nos efforts. Trop fragile pour que la communauté internationale se retire. Trop fragile pour considérer que le travail est terminé ».

L’intervention du chef de gouvernement n’a pas été convaincante au sein du conseil de sécurité et cela s’est justifié par les réactions très opposées de la part de ses membres comme la France et surtout les USA. Elle a suscité de nombreuses réactions au sein du Conseil. Dès lors, il est possible de douter sur une convergence sur l’avenir de la MINUSMA.
Appel d’urgence du secrétaire général de l’ONU

Le drame d’Ogossagou s’est produit au moment où une mission du Conseil de sécurité se trouvait à Bamako pour faire le point avec le gouvernement malien et la classe politique sur l’avancée de la situation sécuritaire du pays et de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. S’appuyant sur le rapport de cette mission, Antonio Guterres a vivement alerté la communauté internationale: « La situation au Mali met à l’épreuve la capacité de la communauté internationale à se mobiliser en faveur de la paix et de la stabilité. Ce n’est pas une question d’altruisme, mais bien de sauvegarde. La sécurité au Mali a une incidence sur l’ensemble du Sahel, qui à son tour affecte la stabilité mondiale». Il s’est indigné sur le sort des disparus d’Ogassagou en adressant les condoléances de l’Organisation au Mali avec son soutien indéfectible pour l’accompagner vers la paix et la stabilité dans le pays.

La France, dans sa position de principal ‘’soutien’’ étranger du Mali depuis l’éclatement de la crise en 2012 a plaidé dans le sens du bilan exposé par le Premier. Cependant, Paris émet quelques réserves et recommandations. Jean Yves Le Drian a affirmé que: «les faits sont là et vérifiables: le sursaut attendu par le Conseil de sécurité » depuis juin dernier « a bien eu lieu ». Iljustifie cette déclaration par les faits exposés dans discours du Premier ministre malien comme la mise en œuvre progressive de l’Accord, la tenue, sans incidence majeure, des différents tours de l’élection présidentielle et les réformes institutionnelles et territoriales en cours. Il a ajouté toutefois que l’une des solutions pour éviter le drame d’Ogossagou est de dissolution de toutes les milices armées et la sécurisation de toutes les zones sensibles du pays par l’armée malienne.
Les USA en désaccord total avec la position malienne et française.

Les interventions maliennes et françaises n’ont pas fait l’unanimité entre tous les membres du conseil de sécurité. Ainsi, le Sous-Secrétaire d’État aux affaires politiques des États-Unis, M. David Hale a dénoncé « l’incapacité des parties à faire des progrès significatifs après la signature de l’Accord […] a nui à la capacité de la MINUSMA à mettre en œuvre son mandat ». Il justifie ce point de vue par la recrudescence de la violence au Centre et le bilan meurtrier très lourd de la MINUSMA et sans oublier ses énormes dépenses financières. Tout en saluant les progrès accomplis jusqu’à présent, plusieurs membres du Conseil ont considéré qu’ils demeurent insuffisants. Il a même estimé qu’il est temps de déterminer si une mission de maintien de la paix dans un tel environnement constitue la solution appropriée ou efficace aux problèmes qui s’y posent, s’est-il demandé, en rappelant qu’il s’agit de l’opération de paix « la plus dangereuse », avec un nombre de Casques bleus tués sans précédent. Selon le site de l’ONU « l’approche de la prorogation du mandat de la MINUSMA, M. Hale a donc demandé au Secrétaire général de formuler un plan qui permette à la Mission de s’attaquer à l’environnement sécuritaire et antiterroriste, de protéger son personnel et d’appuyer les progrès politiques « plus efficacement qu’aujourd’hui ».

Le Canada, qui participe dans la MINUSMA avec 07 hélicoptères et 250 militaires, a décidé de plier définitivement ses bagages en juillet 2019, ce revirement des USA vis-à-vis des résultats de la mission n’est pas un bon présage.

Pendant que ces démarches diplomatiques sanctionnées par de beaux discours battent leur plein dans les bureaux feutrés de l’ONU et d’autres organisations internationales, le gouvernement malien, critiqué et cruellement honni à l’intérieur du pays par la majorité de la classe politique et surtout de la société civile, cherche plus à redorer son image aux yeux de la communauté internationale. La vraie réalité du pays est cachée comme une maladie honteuse. Ainsi, l’insécurité galopante, la crise scolaire avec un réel risque d’année blanche, la fissure du tissu social dans bien de parties du pays avec le risque d’une vraie guerre entre certaines communautés… sont aujourd’hui les maux qui minent le Mali.

Ousmane Dembélé

Source : L’Aube
Article publié ,le 15/04/2019 23h53min30s par GAO INFOS




AU SECOURS


CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE BASE MILITAIRE FRANÇAISE AU MALI

La France a consolidé sa présence au Mali par la création d’une nouvelle base militaire non loin de la frontière du Burkina Faso, une zone où sont particulièrement présents les combattants de Daech actifs dans le grand Sahara.

Selon l’agence France Presse les travaux se poursuivent pour la construction de la nouvelle base, dans un lieu non loin de la localité de Ghossi où des tentes ont été dressées de même que des dépôts.

Selon l’AFP, citant le commandant de la base celle-ci sera la base principale pour les opérations dans la région de Gourma où la menace est la plus importante.

La nouvelle base est la plus récente dans le cadre de l’opération française Barkhane basée au Tchad et qui compte 4500 soldats qui mènent des opérations contre des centaines de combattants des groupes armés actifs au Sahel.

La nouvelle base axera ses opérations sur la bande frontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Au cours des derniers mois les forces françaises ont livré d’importantes batailles aux combattants de Daech dans le nord-est du Mali, dans la région de Liptako, frontalière du Niger, mais les forces françaises envisagent actuellement d’élargir son action à l’ouest de la région de Gourma, dans le centre du pays, une région où se croisent les frontières entre le Mali et le Burkina.

Selon le commandant de l’opération Barkhane la zone de Gourma, au sud du fleuve Niger qui s’étend à certaines zones de Gao, Tombouctou et Mopti constitue des bases arrières pour les groupes extrémistes profitant de l’existence de forêts tout au long de la frontière du Burkina.

Lors des dernières semaines les forces maliennes avaient subi d’importantes pertes à Gourma et un médecin français avait perdu la vie quand son véhicule avait sauté sur une mine.

saharamedia
Article publié ,le 15/04/2019 23h44min18s par GAO INFOS