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Attaque meurtrière de Dioura

La thèse de la complicité de la CMA !

Le 17 mars 2019 à l’aube, la compagnie renforcée de Dioura (cercle de Ténenkou) a été attaquée par une colonne armée de djihadistes. Le bilan est lourd: plus de 20 FAMa morts, une vingtaine d’autres portés disparus, un nombre indéterminé de blessés, 8 véhicules brûlés dont des citernes et 8 véhicules équipés d’armes de guerre emportés par les assaillants. Le camp militaire détruit. Le bilan de cette attaque est le plus meurtrier depuis la guerre de Kidal du 21 mai 2014. Cette sanglante attaque, perpétrée par Ba Ag Moussa, un déserteur de l’armée malienne, proche de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad (CMA) et officier clé de Iyad Ag Aghaly, serait tout sauf une coïncidence au moment où le gouvernement est en pleine dissension politique avec la CMA.

Le gouvernement du Mali va-t-il céder à cette intimidation de la CMA via sa cellule terroriste dirigée par Ba Ag Moussa ? Le projet portant de création d’une cellule antiterroriste qui dérange la CMA serait-elle la cause de cette attaque ? Voilà autant de questions qui ont leur pesant d’or vu que cette attaque meurtrière intervient seulement après la diffusion d’un communiqué laconique de la CMA sur sa suspension des travaux de la mise en œuvre de l’Accord.

Et selon plusieurs observateurs avertis, la CMA passe des simples communiqués à l’action. Cette attaque de Dioura intervient également après que la CMA a été sommée par la communauté internationale de mettre fin à l’imposition des exigences sécessionnistes à Kidal. Cette coordination qui regroupe en son sein des mouvements terroristes avait posé la vraie pierre pour créer un État souverain.

La CMA, une coordination terroriste !

La thèse de la complicité de la CMA dans l’attaque odieuse, barbare et lâche du camp des FAMa de Dioura n’est pas du coup à écarter. Puisque le meneur de cette attaque, Ba Ag Moussa, est un déserteur de l’armée malienne, proche de la CMA qui n’est qu’une des tentacules des groupes djihadistes.

Il n’est surprenant pour personne que la CMA collabore avec des groupes terroristes. Faut-il rappeler que la CMA est constituée du Haut Conseil pour l’Unicité de l’Azawad (Hcua), du Mouvement Arabe de l’Azawad (Maa) et du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla).

Nous savons que le Haut Conseil pour l’Unicité de l’Azawad (Hcua), membre fondateur de la CMA, est affilé au groupe djihadiste Ansar Dine d’Iyad Ag Agaly qui attaque constamment les positions des forces armées maliennes et de la Minusma au centre comme au Nord du Mali.

Le Mnla et le groupe djihadiste Ansar Dine militent tous deux au sein de la même organisation qu’est la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ce, à travers le Haut Conseil pour l’Unicité de l’Azawad (Hcua). En clair, les combattants sont les mêmes.

Et cette phrase du SG des Nations Unies : « Certains groupes armés signataires de l’accord d’Alger changent de couleur. Le jour, ils sont pour la paix et pacifistes, la nuit ils enfilent la chemise des terroristes…» en dit en long sur la complicité qui existe entre les membres de la CMA et les terroristes.

Tientigui

Source: Le Démocrate
Article publié ,le 20/03/2019 15h37min15s par GAO INFOS




MALI

Le débat sur les unités spéciales antiterroristes est relancé

Au Mali, l'attaque de la base de Dioura, dimanche 17 mars, dans le centre du Mali, relance le débat sur les bataillons unités spéciales antiterroristes. Ces bataillons sont une disposition de l'article 30 de l'accord de paix d'Alger, qui a mis un terme au conflit dans le nord du pays. Composés d'éléments des groupes armés signataires de cet accord et de militaires des forces armées maliennes, ces bataillons doivent être créés sous peu. Un décret en ce sens a été émis le 8 mars 2019. Mais un des groupes signataires, la Coalition des mouvements de l'Azawad (CMA) a fait part de ses doutes sur la mise en œuvre de ces bataillons.



D'après le décret, les bataillons unités spéciales effectuent des missions militaires d'action de combat, de renseignement et d'assistance dans le nord et le centre du Mali.

Mais pour la CMA, toutes les conditions pour leur opérationnalisation ne sont pas encore réunies. Il faut d'abord recomposer l'armée, selon Ilad Ag Mohamed de cellule de Communication : « On doit convenir avec le gouvernement de différents effectifs que d’autres appellent "quotas".

On doit convenir du commandement : comment gérer le commandement sur le terrain. Et avoir aussi un PC opérationnel, une sorte d’état-major sectoriel sur le terrain. On ne peut pas envoyer les hommes juste parce qu’il y a des opérations à mener. Il faut envoyer une armée qui reflète une armée nationale. »

Pour les autres groupes signataires, il y a urgence, en témoigne l'attaque contre la base militaire de Dioura. Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) : « Il y a à peu près plus d’un tiers du territoire où l’armée estpersona non grata pour défendre les engagements que l’Etat a pris en 2014. C’est du pain béni pour les terroristes.

Qui ne craignent quasiment rien en dehors des passages de la force Barkhane qui n’a pas tous les effectifs nécessaires pour occuper cette zone. Quand il y aura des unités spéciales, elles auront le droit d’aller partout sur le territoire. »

Et ce responsable du Gatia de conclure : « L’armée régulière a été clouée au sol depuis le début du processus ». Au total, cinq bataillons doivent composer ces unités spéciales antiterroristes...

Source: RFI
Article publié ,le 20/03/2019 15h29min26s par GAO INFOS




Pénurie d’eau dans le district de Bamako

Un autre calvaire pour la population !

L’eau en tant que matière première indispensable est d’une grande importance capitale dans la vie humaine. Dès lors l’eau est devenue une denrée rare dans plusieurs quartiers de Bamako. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer ce fléau. Notre reportage vous en dira plus.

Depuis quelque temps, certains quartiers de Bamako sont confrontés à des pénuries d’eau. À Sabalibougou, le problème fondamental constitue celui de l’eau. Les habitants passent plusieurs heures entre les points d’eau. Pour AMINATA SANGARE, ménagère, les femmes sont les plus affectées par cette situation. Elles ont du mal à assurer leur tâche ménagère.À ses dires, les autorités leur sont venues en aide en implantant une fontaine dans le quartier. Ce qui a rendu diminuer les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées. Une résidente du même quartier, FATOUMATA FOFANA, gérante d’un château d’eau affirme que c’est une seule fontaine qui couvre tout leur secteur à Sabalibougou . Ce qui fait que les femmes n’arrivent pas à s’approvisionner en eau dans ce forage. Cela est dû, selon elle, aux coupures intempestives de l’électricité pendant la période chaude. Fatoumata nous a laissés entendre qu’elle vend les bidons de 20litres à 10 f et ceux de 25 l à 15f. Mais la tâche est ardue. À ses dires, depuis 5 heures jusqu’à 00 heure, elle est sur pied rien que pour vendre de l’eau.


De son côté, Ousmane Doumbia, vendeur ambulant d’eau à Niamakoro, nous raconte qu’en cette période de chaleur,les difficultés sont énormes en matière d’approvisionnement en eau.À l’en croire, il apporte de l’eau à ses clients et fait du porte-à-porte afin de proposer ses services dans le but d’avoir d’autres clients : « Je vends un bidon de 25 litres à 100f », nous indique-t-il avant de s’adresser aux autorités : « Je sollicite les autorités à chercher une solution à cette situation pour que la population puisse avoir de l’eau potable plus facilement».Nous avons également rapproché Samou Diallo, vendeur ambulant à Kalaban-Coro, celui-ci a tenu à nous expliquer comme les précédents toutes les distances qu’il parcourt à la recherche de l’eau potable : « En cette période de chaleur, nous avons beaucoup de difficultés pour avoir de l’eau surtout avec la coupure d’électricité, nous partons loin pour chercher de l’eau et ensuite venir vendre 1 bidon de 20 litres à 50 francs et le chargement de 08 bidons de 20 litres à 400 francs ». Trop de souffrances que de bénéfices, nous a-t-il laissé entendre. De son côté, Bourama Sogoba, vendeur ambulant à Kalaban-Coro, est confronté à des difficultés de compréhension avec ses clients. « La difficulté que nous avons avec les clients est que parfois on part leur donner de l’eau, mais ils ne peuvent pas payer directement faute de moyens. Alors, on ne peut pas les obliger à payer non plus puisque ce sont nos clients ».

À Niamakoro, c’est le même constat chez la population. KADIDIA BORE est ménagère dans ce quartier, elle nous témoigne toutes les difficultés auxquelles les femmes traversent : « On se fatigue trop à la recherche de l’eau.On n’en peut plus. Il faut se lever depuis le matin de bonheur afin d’espérer avoir de l’eau ».Toutes ces populations sollicitent les autorités communales ainsi que le gouvernement à prendre des mesures d’urgencepour bannir à cette pénurie d’eau en implantant davantage de forages.

Ce problème d’eau est devenu un calvaire à Bamako. Ce n’est seulement les femmes qui en sont conscientes. Siriman Sissoko, enseignant au niveau secondaire dans le secteur privé , nous en parle : « Si nous remarquons bien, derrière le fleuve, plus précisément à Niamakoro ici, les robinets peuvent faire parfois une longue semaine sans pouvoir nous donner d’eau et pour avoir accès à l’eau du robinet il faut attendre 04h ou 5h du matin ou il faut te rendre dans un autre quartier tel que kalaban-Coura. Les puits que les femmes utilisaient aussi pour leurs lessives et autres tâches ménagères sont maintenant secs. On ne sait plus quoi faire. » Les autorités sont toujours interpellées : « Si les autorités peuvent faire en sorte que les gens qui gaspillent de l’eau, qui laissent couler les robinets inutilement diminuent cela pour que nous autres qui ont du mal à avoir de l’eau puissent en avoir, la situation pourrait s’arranger », recommande M. il.

Contrairement aux autres, Mme Bocoum Awa Diaw, propriétaire du forage sis à Kalaban-Coro, n’a pas beaucoup de difficultés en matière d’approvisionnement en eau potable. Cela relève du fait que la famille a implanté un forage pour s’éviter toutes ces difficultés auxquelles nous venons d’exposer. « C’est nous-mêmes qui avons implanté notre forage. Pour vendre de l’eau, on n’a pas assez de problèmes. L’eau de ce forage [Elle pointe du doigt le forage]est propre et a un bon goût. D’autres disent que l’eau du robinet n’est pas potable ou que c’est l’eau du fleuve,ces gens viennent en masse acheter de l’eau ici surtout le soir de 16h jusqu’à 19 H. » Elle se précipite pour préciser : « On paie les impôts à 18 000 FCFA chaque année ».

Comme cause de ces pénuries récurrentes d’eau dans nos quartiers, on ne peut pas nier la question de l’instabilité climatique.

Mariam B. Doumbia et

Élisabeth Paré, stagiaires

Le Pays
Article publié ,le 20/03/2019 15h14min34s par GAO INFOS




GAO

Occupations anarchiques des espaces et voies publiques, la mairie de Gao dit : "Trop, c'est trop."

Depuis quelques jours, la mairie de la commune urbaine de Gao a demandé aux occupants des espaces et voies publiques de vider les lieux. Le Jeudi dernier, le Maire s'est rendu dans quelques lieux pour constater l'ampleur du phénomène et sensibiliser les populations à libérer les espaces qui ne sont faits pour être occupés.

Cet appel du Maire n'ayant pas été entendu par des commerçants, de propriétaires de hangars, magasins anarchiquement installés, n'ont pas obtempéré. Aujourd'hui, la Mairie a décidé de procéder au déguerpissement de tous les hangars, magasins qui sont installés de façon anarchiques sur les voies et espaces publiques.

Anass Maïga
Article publié ,le 19/03/2019 22h39min44s par GAO INFOS




GAO

La période des chaleurs rime avec les puneries d'eau et les délestages

Nous n'enregistrons que depuis quelques jours, une hausse de température et déjà, les coupures d'eau et d'électricité ont commencé à Gao. Les populations de Gao, surtout les vieux quartiers et les quartiers périphériques vivent un calvaire durant cette période.

Elles doivent soit veiller la nuit, soit aller jusque dans d'autres quartiers, trainant des bidons pour avoir de l'eau à boire. Depuis l'année dernière, des grands chantiers pour étendre la couverture en eau ont été annoncés et des travaux commencés.

Les services de distribution de l'eau et de l'électricité doivent mettre les bouchons doubles pour que les populations n'aient pas à vivre encore cette année ce calvaire. Les associations bénévoles qui organisent des distributions d'eau chaque année doivent doivent aussi se mettre en alerte pour continuer le travail noble d'assister les communautés.

Anass Maiga
Article publié ,le 19/03/2019 11h56min52s par GAO INFOS




TOMBOUCTOU

Les élèves sortent à nouveau dans les rues.

Les élèves des différents établissements scolaires de Tombouctou sous l'égide de l'AEEM ont pris d'assaut le gouvernorat de Tombouctou pour réclamer la prise des cours. Pourtant il n'y a toujours pas eu de compromis entre les deux parties, le gouvernement et les syndicats des enseignants. Les marcheurs ont été reçus par le Gouverneur de la région Monsieur Koyna Ag Ahmedou. Le Gouverneur a rassuré les élèves que les pourparlers continuent avec les syndicats pour une sortie de crise.
Cette grève durera 72 heures.

Mohamed Ag Alher Dida
Article publié ,le 19/03/2019 11h24min50s par GAO INFOS